Couché de soleil depuis le sommet d'Amantani - Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/400 sec)

Voyage de 3 semaines au Pérou (itinéraire, avis, bons plans, photos)

Cet article a pour unique ambition de présenter un retour d’expérience sur ce qui m’a marqué, ce que j’ai tout particulièrement apprécié et sur les bons éléments d’organisation de ce périple (itinéraire, avis, bons plans).

Comme nous sommes sur Steuker Photographie, il sera bien évidemment illustré d’une sélection de photos que j’ai pu réaliser au cours de ce voyage.

Pour des raisons personnelles, ce voyage se devait d’être important. Il ne se limite donc pas au Pérou mais nous entraînera, en 5 semaines, du Pérou à la Polynésie Française en passant par Los Angeles. D’autres articles seront donc à prévoir.

Enfin, n’hésitez pas à faire part de vos commentaires ou questions qui viendront alimenter pleinement l’intérêt que cet article pourrait avoir. Ce dernier sera mis à jour au fur et à mesure de mon périple.

Organisation du voyage et itinéraire

Un itinéraire passant par les grands incontournables du Pérou

Nous avons esquissé nous-même notre itinéraire, essentiellement à partir du Lonely Planet (« chemin des Gringos »), mais également de recommandations d’amis et de forums. Force est de constater qu’il est au final assez « classique », puisque passant par les grands incontournables du Pérou. Nous avons toutefois fait l’impasse sur Nazca, car l’avion y est trop dangereux (17 morts depuis 2007) et faire le chemin pour admirer 2 géoglyphes et demi depuis un mirador ne nous intéressait pas des masses. Quoi qu’il en soit, voici ci-dessous les grandes étapes de notre périple, qui seront ensuite détaillées dans la suite de cet article :

  • A. Lima (1,5 jours)
  • B. Paracas et îles Balestas (2 jours)
  • C. Arequipa (1,5 jours)
  • D. Vallée du Colca (3 jours)
  • E. Puno et lac Titicaca (Uros, Amantani et Taquile – 3 jours)
  • F. Cusco, Machu Picchu et Vallée Sacrée (6 jours)
Itinéraire : les incontournables du Pérou en 3 semaines

Itinéraire : les incontournables du Pérou en 3 semaines

Un voyage sur mesure, mais assisté d’une agence

Pour différentes raisons, nous avons pour la première fois préféré passer par une agence de voyage pour l’ensemble des aspects logistiques : réservations, transferts, négociations… Notre choix s’est porté sur Paprika Tours, agence locale mais montée par des Français et qui nous avait été recommandée par des amis, ainsi que par Le Guide du Routard. Au cours de notre périple, nous avons d’ailleurs rencontré beaucoup de français ayant organisé leur voyage sur mesure avec eux. Ils sont sérieux et les recommandons à notre tour.

Un baluchon bien rempli… pour la photographie

En tant que photographe, j’ai du mal à voyager trop léger. Et comme on me le demande souvent, voici pour illustration mon baluchon de base, en mode « light » :

  1. Mon reflex : Pentax K5 et 2 objectifs tropicalisés (Pentax DA* 16-50 et Pentax DA* 50-135)
  2. Un compact : Sony RX100 (bien plus discret dans certaines situations, permettant d’éviter certains changements hâtifs d’objectif et pouvant être facilement prêté)
  3. Une mini caméra étanche : Gopro Hero 3 Black Edition
  4. Un sac à dos bien pratique pour ranger tout cela : Lowepro Fastpack 250 (mais un peu petit pour les treks demandant d’emmener quelques affaires pour plusieurs jours)
  5. Une ceinture lombaire car voyager si peu léger a ses conséquences

Et voici à quoi cela ressemble…

Steuker Photographie en pleine action

Steuker Photographie en pleine action, pris par Mme Steuker – Sony RX100 (Iso 125, f/5,6, 1/400 sec)

Vol Paris – Lima

Ce voyage a débuté de bien belle manière avec un surclassement en business pour le vol Air France Paris Lima… merci le statut Flyingblue Platinium ! Sièges tout confort, hôtesse aux petits soins, champagne et foie gras à gogo, visite de la cabine de pilotage, bref je n’ai presque pas vu passer les plus de 10 heures de vol. Et tout cela, pour la modique somme de 50€, soit le coût des taxes d’aéroport… merci les Miles Air France !

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2. Quelque part au dessus de l’Atlantique entre Paris et Lima – Sony RX100 (Iso 125, f/5,6, 1/800 sec)

Lima

Sensation générale : Lima, la capitale triste

Lima est la capitale du Pérou et on pourrait s’attendre à ce qu’elle concentre bon nombre de ses attraits. En réalité, il n’en est rien. C’est tout au plus un passage déprimant entre votre ville de départ et les beautés du Pérou. Si elle n’est pas totalement dépouillée d’intérêt, Lima ne saurait en rien remporter un compromis à faire avec une autre destination au Pérou. La Cordillère des Andes bloquant tous les nuages, elle afflige de manière permanente à ses habitants une chape opaque et grise au dessus de leur tête et la ville elle-même ne peut compenser la tristesse qui découle de ce phénomène. D’ailleurs, Herman Melville, auteur de “Moby Dick“, a décrit Lima en des termes qui ne lui laissent que peu de chance, la qualifiant notamment de « plus triste cité qu’on puisse voir »…

Côté visites…

Vous l’aurez compris, à Lima, le seul moyen d’y entrevoir le ciel est de visiter ses églises. Sa Cathédrale sur La Plaza De Armas est évidemment un incontournable de la ville (à noter au passage, qu’au Pérou mais je crois que c’est vrai pour une bonne partie de l’Amérique du Sud, toutes les places principales s’appellent Places des Armes). Mais nous avons particulièrement apprécié la visite du monastère San Francisco, notamment celle de ses catacombes recelant encore d’ossements humains (et inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991).

Cathédrale Saint-Jean de Lima - Sony RX100 (Iso 250, f/1.8, 1/30 sec)

Cathédrale Saint-Jean de Lima – Sony RX100 (Iso 250, f/1.8, 1/30 sec)

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Jésus dans la cathédrale Saint-Jean de Lima – Sony RX100 (Iso 640, f/1,8, 1/30 sec)

Ossements humains dans les catacombes du monastère San Francisco à Lima

Ossements humains dans les catacombes du monastère San Francisco à Lima – Sony RX100

En fin de journée, vous pourrez faire une ballade au Magico circuit del agua ou circuit magique de l’eau, au sein du Parc de la Reserva. Les 13 fontaines le composant en font le plus grand complexe de fontaines au monde.  Certaines fontaines sont très ludiques et servent de jeux aux enfants, d’autres sont plus esthétiques avec des animations lumineuses et, enfin, la plus grande d’entre elles, projette de l’eau à plus de 80 mètres de haut.

Fontaine Magic Water Circuit - Sony RX100

Fontaine du Magic Water Circuit à Lima (Pérou) – Sony RX100

Côté gastronomie…

Côté gastronomie, le choix est plutôt vaste et l’intérêt bien présent. La cuisine péruvienne est l’une des plus diversifiées du monde et Lima est l’un des meilleurs lieux pour s’en rendre compte. Les Espagnols ont d’ailleurs ramené de ce pays ce qui allait devenir la base alimentaire de beaucoup de peuples : pomme de terre, maïs, tomates, arachide… Côté menu type, vous pourrez démarrer votre repas par un délicieux ceviche (souvent reconnu comme plat national, il s’agit de poisson cru mariné au citron vert) puis poursuivre avec un tendre Cuy (qui est en fait du cochon d’Inde, préparé sous toutes les formes possibles ; celle en photo ci-dessous n’est pas la plus appétissante, mais peut-être la plus explicite).

Plateau dégustation sur le port de Paracas

Ceviche (marinade de poisson cru, dans la coupelle) – Sony RX 100 (Iso 800, f/1.8, 1/80 sec)

Cuy, plat péruvien de cochon d'inde

Cuy, plat péruvien de cochon d’inde – Sony RX100 (Iso 640, f/4.9, 1/125 sec)

Côté restaurants, nous n’avons pas pu réserver de table au très célèbre Astrid y Gaston qui était complet. Pour la petite histoire, Gastón Acurio, au delà d’animer MasterChef Péru, est un chef cuisinier péruvien, avec une trentaine de restaurants au Pérou, en Amérique du Sud et même en Espagne ainsi que plusieurs chaînes de restauration. Entrepreneur, mais aussi écrivain et animateur TV, il a donné une forte impulsion à la diffusion de la gastronomie péruvienne. Nous avons en revanche été conquis par les sandwichs de Sangucheria la Lucha à Miraflores, parmi les meilleurs que nous n’ayons jamais mangés. Par ailleurs, si la file d’attente ne vous rebute pas, l’expérience du churros de San Judas Tadeo vaut le détour au centre ville.

Paracas et Iles Ballestas

Le port de Paracas

Le port de Paracas est plutôt sympathique, arborant un malicieux mélange entre rusticité et taylorisme touristique. Ainsi, il abrite un grand nombre de bateaux de pêche paraissant être d’un autre temps. Si l’on ajoute à cela la présence considérable d’oiseaux en pleine chasse, vous vous retrouvez comme projetés dans le temps, dépaysés et même détendus par l’atmosphère et le spectacle.

Port de Paracas

Port de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/1000 sec)

Enfants sur le quai du port de Paracas

Enfants sur le quai du port de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/11, 1/100 sec)

Pélican sur la plage du port de Paracas (Pérou)

Pélican sur la plage de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/3,2, 1/640 sec)

Pécheurs au port de Paracas

Pécheurs au port de Paracas – Pentax K5 (Iso 400, f/8, 1/400 sec)

Pêcher de paresse

Pêcher de paresse – Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/200 sec)

Mais voilà, vous serez à un moment ou un autre rattrapés par la nouvelle réalité des lieux. Le port de Paracas est en effet devenu le lieu de départ privilégié  pour les Iles Ballestas. Ses abords n’abritent guère plus que des restaurants et boutiques touristiques et, aux heures de départs, les ballets de pélicans font désormais place aux files d’attentes de touristes.

Les Iles Ballestas

Allez absolument voir ces îles si observer des animaux dans leur milieu naturel vous intéresse, sinon passez votre chemin. Les publicités locales les qualifient pompeusement de « Galapagos du Pérou », les guides de voyage les surnomment ironiquement les « Galapagos du pauvre ». Quoi qu’il en soit, grâce à la grande quantité de poissons présente dans ses eaux froides, les îles Ballestas constituent une véritable réserve où cohabitent 60 espèces d’oiseaux marins, 4000 lions de mer, 110 espèces de poissons et 10 variété de dauphins. Vous êtes donc presque assurés, au cours de la ballade de 2 heures en bateau, de croiser certains de ces spécimens, voire, comme nous en avons eu la chance, de tomber sur le tiercé gagnant : lions de mer, pingouins, dauphins. L’ambiance est parfois hitchcockienne, avec des nuages d’oiseaux planant au dessus de vos têtes. Attention donc aux chutes intempestives de guano (soyons plus clairs, de merde d’oiseau), qui constituent par ailleurs plusieurs mètres d’épaisseur des Iles et sont récoltés pour servir d’engrais en Europe et Amérique du Nord.

Famille de pingouins aux Iles Ballestas

Famille de pingouins aux îles Ballestas – Pentax K5 (Iso 500, f/7.1, 1/500 sec)

Lion de mer en train de plonger

Lion de mer en train de plonger – Pentax K5 (Iso 1250, f/8, Iso 1/500 sec)

Bisou de lions de mer

Bisou de lions de mer – Pentax K5 (Iso 400, f/5, 1/400 sec)

Dauphin Iles Ballestas au Pérou

Dauphin – Pentax K5 (Iso 500, f/8, 1/500 sec)

Succession d'arches rocheuses aux Iles Ballestas

Succession d’arches rocheuses aux Iles Ballestas – Pentax K5 (Iso 800, f/4,5, 1/200 sec)

Vieux ponton aux îles Ballestas (Pérou)

Vieux ponton aux îles Ballestas utilisé pour le chargement du guano – Pentax K5 (Iso 800, f/8, 1/500 sec)

La réserve nationale de Paracas

La réserve nationale de Paracas est une zone protégée depuis 1975. Elle fut créée afin de protéger les diverses espèces floristiques et fauniques qui vivent en milieu aquatique ainsi que dans le désert de Paracas. Malgré un temps maussade, le plus impressionnant fut de voir ce désert et l’océan cohabiter en des symphonies de couleurs splendides. C’est sauvage à souhait et suffisamment immense pour se sentir seul au monde. Nous y sommes allés en voiture, y avons croisé des sportifs à VTT et, avec du recul, y retournerions en moto. Vous pourrez y déguster du poisson du jour dans un restaurant improbable sur une magnifique petite péninsule (voir photo ci-dessous).

Réserve nationale de Paracas

Réserve nationale de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/200 sec)

Réserve de Paracas (Pérou)

Réserve nationale de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/160 sec)

Restaurant au milieu de la réserve de Paracas (Pérou)

Restaurant au milieu de la réserve de Paracas – Pentax K5 (Iso 125, f/13, 1/125 sec)

Fenêtre ouverte sur mon voyage au Pérou - Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/250 sec)

1. Fenêtre ouverte sur mon voyage au Pérou – Depuis un restaurant de la réserve de Paracas – Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/250 sec)

Pélican en plein vol dans la réserve de Paracas (Pérou)

Pélican en plein vol dans la réserve de Paracas – Pentax K5 (Iso 125, f/13, 1/125 sec)

Arequipa

Sensation générale : Arequipa, la rayonnante Cité Blanche

Arequipa est la seconde ville la plus importante du Pérou. Située à 2800 mètres d’altitude, elle est souvent vendue par les guides comme un passage intelligent d’acclimatation à l’altitude avant d’attaquer la Vallée du Colca. Pour nous, elle fut en plus une vraie belle découverte.
En tout premier lieu, un grand ciel bleu nous fit le plus bel accueil et nous n’en avions pas vu depuis notre arrivée au Pérou. On nous appris très vite que c’était tous les jours comme cela.
Ensuite, la ville elle-même nous a enchanté, tant par son ambiance, que sa beauté ou encore ses spécificités.

On la surnomme la Cité Blanche, de part la couleur des pierres utilisées pour construire ses bâtiments. Ces derniers ne sauraient faire oublier le passé colonial de la ville, tant le style architectural en est marqué. Ainsi, les magasins, université, banques, restaurants, etc., occupent de magnifiques palais coloniaux avec patios intérieurs.

Côté visites

La ville est majestueusement dominée par les volcans Chachani (6075m), Misti (5825m) et Pichu Pichu (5571m). Il faudra s’éloigner de quelques kilomètres du centre pour apprécier depuis le Mirador de Carmen Alto la vue splendide sur la ville et ses volcans.

Les volcans Misti et ... dominant Arequipa

Les volcans Misti et Chachani dominant Arequipa – Sony RX100 (Panoramique – Mode auto)

 

En redescendant vers le centre ville vous pourrez vous arrêter au quartier Yanahuara qui vous offrira : une nouvelle vue sur les volcans et la ville au travers d’arches en sillar (sculptées de citations des aréquipégniens les plus célèbres du XIXè siècle), un petit marché sympathique et une église de style baroque-métisse à la façade tout à fait singulière.

Vue sur le volcan Misti depuis le cartier de Yanahuara à Arequipa

Vue sur le volcan Misti depuis le cartier de Yanahuara – Pentax K5 ( Iso 160, f/14, 1/200 sec)

En centre ville, vous pourrez rayonner à pied autour de la Plaza de Armas. La ballade est sympathique est animée. Au delà de la simple promenade, voici le top 3 de mes visites :

  1. L’incontournable d’Arequipa est très certainement le couvent Santa Catalina, classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO, il est tout simplement le plus grand couvent au monde. Jusqu’aux années 70 il hébergeait jusqu’à près de 500 religieuses qui pouvaient vivre complètement recluses. Avec ses rues, jardins, cloîtres, parcs… le couvent est une vraie cité dans la cité ! La visite est très intéressante et le lieu respire la sérénité, ne passez surtout pas à côté !
  2. Vous pourrez rôder autour de l’église de la compagnie de Jésus, un ensemble de style baroque-métisse, qui se compose de plusieurs édifices construits par les jésuites et transformés en centre artisanal. Il parait qu’on y trouve les meilleurs vêtements en alpaga. Si je ne parle que de ce que je peux juger, c’est loin d’être les moins chers en tout cas…
  3. La Cathédrale Notre Dame d’Arequipa, sur la Plaza de Armas peut être visitée à partir de 17h. C’est gratuit, sympa, même si vraiment pas exceptionnel.
Chapelet d'une religieuse du couvent Santa Catalina à Arequipa

Chapelet d’une religieuse du couvent Santa Catalina à Arequipa – Pentax K5 (Iso 1600, f/2.8, 1/60 sec)

Exposition d'oeuvres d'art offertes ou ramenées par les soeurs du couvent Santa Catalina

Exposition d’oeuvres d’art offertes ou ramenées par les soeurs du couvent Santa Catalina – Pentax K5 (Iso 1600, f/3.5, 1/50)

Cathédrale Notre Dame d'Arequipa

Cathédrale Notre Dame d’Arequipa – Pentax K5 (Iso 800, f/3.5, 1/50 sec)

Rue d'Arequipa au couché de soleil avec la Cathédrale en fond

Rue d’Arequipa au couché de soleil avec la Cathédrale en fond – Pentax K5 (Iso 800, f/7, 1/100)

Côté gastronomie

Mon top 3 des restaurants testés :

  1. Notre vrai coup de coeur revient à Arthur un restaurant ouvert par un chef péruvien qui a fait ses armes en France et qui réinvente les classiques péruviens avec originalité et finesse. Une cuisine ouverte sur la salle, quelques introductions de cuisine moléculaire comme le caviar de piment ou encore la glace réalisée sous vos yeux dans de l’azote liquide, et vous voilà face à vos plats avec les yeux d’un enfant découvrant ses cadeaux au lendemain de Noël. Notre première vraie rencontre avec la cuisine gastronomique péruvienne. Comme pour les restaurants cités ci-après, on est sur des prix relativement élevés pour le pays (plats entre 30 et 60 soles), mais le rapport qualité / prix est ici excellent.
  2. Nous avons également testé Zig Zag, un restaurant ouvert par un Suisse qui offre une cuisine fusion suisse – péruvienne (si si je vous assure). Demandez la trilogie de viandes (dont l’incontournable alpaga) sur pierre chaude volcanique, c’est très bon. Au passage vous pourrez admirer au centre du restaurant un escalier métallique que l’on doit à Gustave Eiffel.
  3. Nous avons goûté la Chicha, l’un des restaurants de Gastón Acurio. Il nous avait été présenté comme l’un des meilleurs restaurants d’Arequipa. Si l’environnement est très sympa, la nourriture plutôt correcte (sans plus), nous avons finalement été déçus par le rapport qualité / prix.

Côté hébergement

Nous avons logé à l’hôtel Maison du Soleil *** que nous avons trouvé très bien. Il s’agirait en fait de l’hôtel du chef du restaurant Arthur, notre coup de coeur. Il est d’ailleurs attenant au restaurant. Il se pourrait même que l’on doive le nom de l’hôtel au prénom donné à sa fille… Tout comme lui, le rapport qualité prix est très bon.

Canyon de Colca

Le canyon de Colca, profond de 3400 m, soit plus de deux fois plus que le Grand Canyon américain, se situe au nord d’Arequipa au Pérou. Il a longtemps été considéré comme le plus profond canyon du monde avant que le Canyon de Cotahuasi, un voisin, soit officiellement mesuré comme le plus grand (3535 m). Au delà de la simple performance, ce canyon offre des panoramas exceptionnels et fait office de terrain de jeux idéal pour les trekkeurs.

Arrivée par l’Altiplano

Pour s’y rendre depuis Arequipa, la route vous fera passer l’Altiplano, au coeur de la Cordillère des Andes, la plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. La route vous offrira un paysage grandiose, plus ou moins désertique, de plateaux, de montagnes et de volcans, le tout peuplé de pumas (que vous ne verrez pas), de vigognes (que vous pourriez voir) et différentes autres espèces (suivant votre degré de chance). Vous apprendrez alors, après avoir en avoir entraperçu un sabot que, la vigogne, espèce protégée, produit l’une des laines la plus cher qui soit. N’y pensez pas, pour l’achat de vos souvenirs vous vous rabattrez certainement sur de la laine d’alpaga, voire de baby alpaga, déjà extrêmement qualitative.

Volcan depuis l'Altiplano au Pérou - Pentax K5 (Iso 160, f/11, 1/250 sec)

Volcan depuis l’Altiplano – Pentax K5 (Iso 160, f/11, 1/250 sec)

Vigogne sur l'altiplano - Pentax K5 (Iso 320, 135mm, f/8, 1/640s)

Vigognes sur l’altiplano – Pentax K5 (Iso 320, 135mm, f/8, 1/640s)

Point de chute à Chivay

Chivay est le premier village qui longe le Canyon. La ville en elle-même offre peu d’attractions en termes de visites.
Elle constitue néanmoins un point de chute idéal pour rayonner dans la région.
Située à 3640 m d’altitude, elle abrite des sources d’eau chaude thermales dans lesquelles vous pourrez vous délasser, détente garantie !
De plus, vous pourrez y apprécier de simples ballades dans ses ruelles et surtout son marché. Les tenues traditionnelles qui ne sont pas ici portées pour les touristes mais bel et bien revêtues au quotidien, les vieilles balances, les commerçantes sans âges, les multiples éclats de couleurs… autant d’éléments composant un tableau des plus anachroniques et  ravissant les plus grandes velléités de dépaysement.

Vieille dame assise devant une fenêtre à Chivay - Pentax K5 (Iso 160 f/3.5, 1/13200 sec)

Jaune – Vieille dame assise devant une fenêtre à Chivay – Pentax K5 (Iso 160 f/3.5, 1/13200 sec)

Bébé péruvien portée par sa mère au marché de Chivay - Pentax K5 (Iso 800, 135 mm, f/3.2, 1/200 sec)

Bébé péruvien porté par sa mère au marché de Chivay – Pentax K5 (Iso 800, 135 mm, f/3.2, 1/200 sec)

Commerçantes de fruits au marché de Chivay - Pentax K5 (Iso 160, 135 mm, f/3.2, 1/1250)

Commerçantes de fruits au marché de Chivay – Pentax K5 (Iso 160, 135 mm, f/3.2, 1/1250)

Petit sur âne

Petit sur âne à Chivay – Pentax (Iso 160, f/4, 1/600 sec)

Vieilles assises au marché de Chivay - Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/1250 sec)

Vieilles dames assises au marché de Chivay – Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/1250 sec)

Petite fille sur le marché de Chivay - Pentax K5 (Iso 1260, f/2.8, 1/125 sec)

Petite fille sur le marché de Chivay – Pentax K5 (Iso 1260, f/2.8, 1/125 sec)

Site archéologique d’Houyoyo depuis le village de Yanqué

A 12 kilomètres de Chivay, vous trouverez Yanque, un tout petit village.
Vous pourrez y aller en taxi pour 15 soles ou à pied par la route surplombant le canyon et offrant une très belle vue.
Ce village ne présente pas non plus en tant que tel un immense intérêt. Sur sa grande place, un spectacle est donné chaque matin en l’honneur du soleil (enfin, surtout en l’honneur des touristes sur la route des condors). Mais Yanque a malgré tout comme mérite d’être le point de départ pour les randonnées qui mènent au site archéologique d’Uyo Uyo.

A Uyo Uyo, vous trouverez les vestiges de ce qui fut un village pré inca. Plus encore que ces ruines, la ballade elle-même nous a enchantée. Elle peut même constituer un gentil entraînement pour des trecks ultérieurs en altitude, notamment si vous la couplez à un retour à pied sur Chivay, comme nous avons fait.

Cirques de cultures agricoles dans la Vallée de l'Oyoyo - Sony RX100 (Iso 160, f5.6, 1/400 sec)

Cirques de cultures agricoles dans la Vallée de l’Oyoyo – Sony RX100 (Iso 160, f5.6, 1/400 sec)

Vallée de l'Oyoyo - Sony RX100 (Iso 160, f/11, 1/60 sec)

Vallée de l’Oyoyo – Sony RX100 (Iso 160, f/11, 1/60 sec)

Danseuse au village de Yanque au Pérou - Pentax K5 (Iso 125, 135mm, f/3.2, 1/1600 sec)

Danseuse au village de Yanque au Pérou – Pentax K5 (Iso 125, 135mm, f/3.2, 1/1600 sec)

Aigle sur la place de Yanqué - Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/3.2, 1/1600 sec)

Aigle sur la place de Yanqué – Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/3.2, 1/1600 sec)

Le mirador des Condors : Cruz del Condor

À environ 40 km de Chivay on trouve un mirador naturel (appelé Cruz del Condor) d’où l’on peut voir planer des condors profitant des courants ascendants.

C’est un peu l’attraction du coin, avec tout ce que cela implique. Les cars vomissent des nuées de touristes dès le petit matin, les arrivées par le « tunnel des miracles » sont scénarisées avec des croyances « incas » qui n’existent que pour les touristes, les cliquetis frénétiques des déclencheurs contrastent étrangement avec la quiétude émanant des condors planant… bref, n’y allez que si vous êtes férus d’animaux ou de photos. D’autant que vous n’êtes assurés de rien en matière de spectacle. Il convient de s’y rendre tôt mais, nous concernant, malgré une arrivée à 8h15, nous avons pleinement profité des condors pendant 20 minutes avant qu’ils disparaissent sans réapparaître jusqu’à notre départ 3/4 d’heures plus tard.

Bus à la sortie d'un tunnel sur le chemin du mirador del condor - Pentax K5 (Iso 3200, f/2.8, 1/60 sec)

Bus à la sortie du « tunnel des miracles » à l’arrivée au mirador del condor – Pentax K5 (Iso 3200, f/2.8, 1/60 sec)

Condor depuis le mirador del condor - Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/5, 1/60 sec)

Condor depuis le mirador del condor – Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/5, 1/1250 sec)

Condor depuis le mirador del condor - Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/5, 1/1250 sec)

Condor depuis le mirador del condor – Pentax K5 (Iso 160, 135mm, f/5, 1/1250 sec)

Condor face au soleil depuis le mirador del condor - Pentax K5 (Iso 160, f/15, 1/8000 sec)

Condor face au soleil depuis le mirador del condor – Pentax K5 (Iso 160, f/15, 1/8000 sec)

Lac Titicaca (Puno, Uros, Amantani et Taquile)

Lac Titicaca

Le lac Titicaca est un incontournable du Pérou. Plus haut lac navigable du monde, second plus grand lac d’Amérique du Sud et 23ème plus grand lac du monde, il marque la frontière entre le Pérou et la Bolivie. Même si le tourisme les dénature quelque peu, ses îles ont préservé des modes de vie qu’il est passionnant de découvrir.

Nous sommes donc arrivés au Lac par la grande ville de Puno. Nous avons ensuite, au sein d’un groupe avec un guide, visité les 3 îles d’Uros (les ïles flottantes), Amantani (où nous avons dormi « chez l’habitant) et Taquile.

Puno

Puno est une ville de plus de 100 000 habitants, ayant l’un des principaux ports du lac Titicaca.

Selon la légende, elle serait le berceau de la civilisation Inca. Le premier inca y serait en effet sorti des eaux du lac sur les ordres du Dieux-Soleil pour fonder l’empire Incas.

Si les guides vous déconseillent certains quartiers pour votre sécurité, la ballade dans cette ville et notamment les abords du lac demeure assez plaisante. Je n’en ai cependant pas de souvenir que je crois impérissable.

Côté restaurant, le choix est assez vaste. Et si le guide du Lonely Planet recommande fortement le restaurant XXX, nous avons de notre côté été assez déçus par ce dernier.

Sur le pas de la porte de la maison bleu à Puno - Sony RX100 (Iso 500, f/4.9, 1/100 s)

Sur le pas de la porte de la maison bleu à Puno – Sony RX100 (Iso 500, f/4.9, 1/100 s)

Puno depuis le lac Titicaca au couché du soleil - Sony RX100 (Iso 125, f/7, 1/200 s)

Puno depuis le lac Titicaca au couché du soleil – Sony RX100 (Iso 125, f/7, 1/200 s)

Port de Puno sur le lac Titicaca - Sony RX100 (Iso 160, f/7, 1/80 s)

Port de Puno sur le lac Titicaca – Sony RX100 (Iso 160, f/7, 1/80 s)

Uros

Une légende locale prétend que les premiers habitants du coin avaient 6 doigts et été appelés les Uros.
Il n’y a guère plus d’indiens Uros aujourd’hui mais l’on appelle désormais ainsi ceux vivants sur les Iles flottantes du même nom.

Des îles flottantes ? Oui, et littéralement.
Ses habitants les construisent à partir de roseaux qu’ils entassent sur des blocs de terres flottants et accrochent le tout via des cordes au fond du lac. Il y ont construit également des sortes de huttes en roseau dans lesquelles ils dorment.Les roseaux doivent régulièrement être renouvelés sous peine de moisir. Ils vivent de chasse (oiseaux) et pêche… ainsi que, désormais devenus une étape touristique incontournable, de la vente de tissus ou autres babioles artisanales.

Même si cela a à présent un côté « mise en scène pour les touristes », j’ai trouvé la visite et la découverte intéressantes.

Uros, les îles flottantes du lac Titicaca - Pentax K5 (Iso 160, f/9, 1/600 sec)

Uros, les îles flottantes du lac Titicaca – Pentax K5 (Iso 160, f/9, 1/600 sec)

Enfants de l'Ile flottante Uros (lac Titicaca) - Pentax K5 (Iso 160, f/8, 1/400 s)

Enfants de l’Ile flottante Uros (lac Titicaca) – Pentax K5 (Iso 160, f/8, 1/400 s)

Fillettes de l'Ile flottante Uros (lac Titicaca) - Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/400 s)

Fillettes de l’Ile flottante Uros (lac Titicaca) – Pentax K5 (Iso 160, f/4, 1/400 s)

Bonnet péruvien vs Casquette Nike - Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/3200 sec)

Bonnet péruvien vs casquette Nike, le choc des cultures sur l’île Uros (lac Titicaca) – Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/3200 sec)

Vue sur Puno depuis Uros - Sony RX100 (Mode panoramique auto)

Vue sur Puno depuis Uros – Sony RX100 (Mode panoramique auto)

Amantani

Amantani est l’une des 3 plus grosses îles du lac Titicaca avec ses 3000 habitants. Ces derniers vivaient essentiellement de l’agriculture et de la pêche… jusqu’à ce qu’ils aient l’idée de construire des chambres et de s’organiser pour accueillir chez eux pour la nuit des touristes.

L’expérience peut être assez inégale selon la famille chez qui vous tomberez. De notre côté, elle fut très bonne. Certes le logement est spartiate, mais partager des repas avec des personnes dont le mode de vie est si différent du vôtre ne peut être qu’enrichissant, quand bien même vous parlez encore plus mal espagnol qu’eux (leur langue est le Quechua).

Amantani au levé de soleil - Sony RX100

Amantani au levé de soleil – Sony RX100

Nous vous recommandons de faire l’ascension du mont Patchatata en fin d’après-midi depuis lequel la vue sur le coucher de soleil est somptueuse.

Vue panoramique d'Amantani au couché de soleil - Sony RX100

Vue panoramique d’Amantani au couché de soleil – Sony RX100

Couché de soleil depuis le sommet d'Amantani - Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/400 sec)

Couché de soleil depuis le sommet d’Amantani – Pentax K5 (Iso 160, f/13, 1/400 sec)

Taquile

Taquile est une île un peu plus petite qu’Amantani. Comme pour cette dernière les habitants portent toujours les costumes traditionnels au quotidien.

Pendant la conquête espagnole, l’île servait de prison. Désormais, ses habitants ont mis en place une curieuse organisation basée sur la non propriété et l’exploitation collective des ressources. Ainsi chaque famille est appelée par un numéro plutôt qu’un nom. Lorsqu’elle fait ses courses, on écrit fasse à son numéro ce qu’elle a pris et voilà tout. Elle rappelle étrangement celle du communisme russe sans toutefois, à cette échelle, en présenter les écueils…

Bref, c’est une belle île avec des rencontres dépaysantes et de belles balades à faire.

Panneau Paris à Taquile - Pentax K5 (Iso 160, f/2.8, 1/6400 s)

Le très répandu panneau directions Paris, à Taquile – Pentax K5 (Iso 160, f/2.8, 1/6400 s)

En rouge et noir à Taquile - Pentax K5 (Iso 160, f/3.2, 1/6400 s)

En rouge et noir à Taquile – Pentax K5 (Iso 160, f/3.2, 1/6400 s)

Bébé à Taquile - Pentax K5 (Iso 200, f/10, 1/200 s)

Bébé à Taquile – Pentax K5 (Iso 200, f/10, 1/200 s)

A califourchon - Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/500 s)

Enfant à califourchon – Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/500 s)

Cosette péruvienne - Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/500 s)

Cosette péruvienne – Pentax K5 (Iso 160, f/3.5, 1/500 s)

Cusco, Machu Picchu et Vallée Sacrée

A venir

Un grand merci à Mme Steuker pour son aide dans la rédaction de cet article.

9 réponses
    • Steuker
      Steuker dit :

      LOL bien vu. Je trouve qu’elle ne laisse pas vraiment place au doute celle là. J’ai en revanche mangé du Cuy sous forme de croquettes / nems, et où là on ne se rend pas du tout compte… mais c’était très bon. Pour les Incas c’était un plat de fête, aujourd’hui c’est plutôt cher, ils considèrent cela comme un met raffiné.

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  1. Bardou
    Bardou dit :

    Merci pour tous ces renseignements et ces superbes photos. Nous envisageons de partir au Pérou à l’automne, pourriez-vous nous préciser quel a été votre budget ?
    D’avance merci, bien cordialement.
    Nicole Bardou

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